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Peuple du Viêt Nam : culture, histoire, groupes ethniques et vie aujourd'hui

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Geographie Maintenant VIETNAM
Table of contents

Les habitants du Viêt Nam vivent dans un pays où des traditions anciennes rencontrent une croissance économique rapide et une transformation numérique. Des deltas bondés et des mégapoles aux villages tranquilles des hautes terres, la vie quotidienne reflète une longue histoire, une riche diversité culturelle et de forts liens familiaux. Comprendre le pays et le peuple vietnamien est important pour quiconque souhaite voyager, étudier, travailler ou établir des partenariats là‑bas. Cet article présente qui sont les habitants du Viêt Nam, comment leur société s’est développée et comment ils vivent et changent aujourd’hui.

Introduction au peuple vietnamien et à sa société diverse

Le Viêt Nam et son peuple en bref

Le Viêt Nam s’étend le long du bord est de l’Asie du Sud‑Est continentale, avec des montagnes aux frontières et des deltas fluviaux fertiles qui ouvrent sur la mer de Chine méridionale. Le pays compte un peu plus de 100 millions d’habitants, ce qui en fait l’un des États les plus peuplés de la région. La plupart des Vietnamiens vivent dans les zones de basse altitude comme le delta du fleuve Rouge au nord et le delta du Mékong au sud, tandis que de grandes villes comme Hà Nội et Hô Chi Minh‑Ville jouent un rôle de pôles politiques et économiques.

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Geographie Maintenant VIETNAM

La structure sociale du Viêt Nam combine des communautés rurales d’agriculteurs, des ouvriers industriels, des employés de services et une classe moyenne en croissance engagée dans l’éducation, la technologie et les petites entreprises. Si le groupe majoritaire est le Kinh, des dizaines de minorités ethniques officiellement reconnues existent, chacune avec des langues et des coutumes distinctes. Connaître le pays et le peuple vietnamien aide les voyageurs à comprendre les normes sociales, soutient les étudiants qui souhaitent saisir l’histoire régionale et assiste les professionnels coopérant avec des partenaires vietnamiens ou déménageant pour le travail.

Partout dans le pays, les Vietnamiens négocient un équilibre entre continuité et changement. Des valeurs traditionnelles comme le respect des aînés, la coopération communautaire et le souvenir des ancêtres restent fortes. En même temps, les téléphones portables, les réseaux sociaux, le commerce international et les migrations remodèlent les routines quotidiennes et les ambitions. Cet article explore les thèmes clés qui définissent le peuple vietnamien aujourd’hui : leur profil démographique, la diversité ethnique, les expériences historiques, la vie religieuse, les valeurs familiales, les diasporas et l’impact de la modernisation.

Comment le passé et le présent du Viêt Nam façonnent son peuple

L’identité des Vietnamiens s’est formée par des siècles d’interactions avec des voisins puissants, des puissances coloniales et des marchés mondiaux. L’histoire du Viêt Nam comprend des royaumes anciens dans la région du fleuve Rouge, de longues périodes de domination chinoise, des luttes pour l’indépendance, le colonialisme français et une grande guerre au XXe siècle. Ces expériences ont produit de fortes idées sur la défense de la patrie, la valeur de l’éducation et l’honneur rendu à ceux qui ont sacrifié pour la communauté. Elles ont aussi laissé des mémoires et des interprétations variées selon les régions et les générations.

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Le Vietnam explique en 19 minutes | Histoire Géographie Culture

À la fin du XXe siècle, les réformes économiques et l’ouverture au monde ont transformé la vie quotidienne. Les politiques orientées vers le marché, souvent appelées « Đổi Mới », ont encouragé l’initiative privée et les investissements étrangers, tirant de nombreux ménages hors de la pauvreté. Les jeunes des grandes villes travaillent dans des usines, des bureaux, des cafés et des entreprises numériques, tandis que les familles rurales continuent la culture du riz, l’aquaculture et le commerce à petite échelle. Le contraste entre tradition et modernisation se voit dans les choix vestimentaires, les modes de mariage, la consommation des médias et la migration des campagnes vers la ville.

Parallèlement, la diversité des expériences est importante à reconnaître. Un professionnel urbain à Đà Nẵng, un pêcheur à Bà Rịa–Vũng Tàu, un agriculteur Hmong à Hà Giang et un étudiant vietnamien en Allemagne peuvent tous décrire « l’identité vietnamienne » différemment. Les sections suivantes examinent de plus près la démographie, les groupes ethniques, la religion, la vie familiale et la diaspora vietnamienne, en gardant à l’esprit que le peuple vietnamien n’est pas un groupe uniforme mais une société variée liée par une histoire et une langue communes.

Qui sont les habitants du Viêt Nam ?

Faits rapides sur la population vietnamienne

Il est utile de commencer par quelques faits simples sur la population du Viêt Nam aujourd’hui. Les chiffres ci‑dessous sont des valeurs arrondies et approximatives conçues pour être faciles à retenir. Ils peuvent évoluer avec le temps à mesure que de nouvelles données deviennent disponibles, mais ils donnent un aperçu clair du pays et de son peuple au début du XXIe siècle.

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Les 20 pays les plus peuplés 2025
IndicateurValeur approximative
Population totaleUn peu plus de 100 millions d’habitants
Classement mondial par populationEnviron 15e–20e plus grand
Espérance de vie à la naissanceMilieu des 70 ans (années)
Taux d’alphabétisation des adultesSupérieur à 90%
Part de la population urbaineEnviron 35–40%
Nombre de groupes ethniques reconnus54 (dont la majorité Kinh)

Ces indicateurs suggèrent que le Viêt Nam est passé d’une société agraire à faible revenu vers un pays plus urbain et instruit avec des niveaux de vie en hausse. Une espérance de vie plus longue reflète une meilleure nutrition, une vaccination étendue et des services de santé améliorés, même si des écarts persistent entre les régions. Un fort taux d’alphabétisation et une éducation de base largement répandue montrent à quel point les Vietnamiens valorisent la scolarité et combien l’État et les familles investissent dans l’apprentissage des enfants.

Le niveau d’urbanisation relativement modéré signifie que la vie rurale et l’agriculture comptent encore beaucoup, même si les grandes villes s’étendent rapidement. L’existence de dizaines de groupes ethniques indique que « les Vietnamiens » incluent de nombreuses communautés avec leurs propres histoires et identités. Lorsqu’on lit des déclarations démographiques, il est utile de se rappeler que les moyennes peuvent masquer des différences locales de revenu, de santé ou d’opportunités éducatives entre ville et campagne, ou entre les Kinh et certaines minorités.

Pour quoi sont connus les Vietnamiens ?

Les visiteurs internationaux décrivent souvent les Vietnamiens comme accueillants, résilients et orientés vers la famille. L’hospitalité est une caractéristique visible de la vie quotidienne : les invités se voient fréquemment offrir du thé, des fruits ou un petit repas, même dans des maisons modestes. Le comportement respectueux, surtout envers les aînés, s’exprime par le langage corporel, le choix attentif des mots et des actes comme donner la meilleure place ou servir les plats en premier. En même temps, l’éthique du travail est forte, avec des petits commerces qui ouvrent tôt, des vendeurs ambulants qui parcourent les quartiers dès l’aube et des employés de bureau qui affrontent de lourds trajets pour atteindre des emplois dans des villes en croissance.

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Chocs Culturels que J Ai Eprouvés au Vietnam! 🤯🇻🇳

Les liens communautaires façonnent aussi les interactions au quotidien. Dans les quartiers urbains, les résidents partagent des nouvelles, surveillent les enfants qui jouent dans les ruelles et se soutiennent lors d’événements familiaux tels que mariages ou funérailles. Dans les villages, les maisons communales ou les pagodes servent de centres pour les festivals et les réunions. Sur le lieu de travail, l’accent est souvent mis sur le travail d’équipe et l’harmonie, et la communication indirecte peut être préférée à la confrontation ouverte. Ces tendances diffèrent toutefois selon la culture d’entreprise, le secteur et la génération.

Les médias mondiaux, le tourisme et la diaspora vietnamienne influencent la manière dont le monde extérieur perçoit le pays et son peuple. Des images d’étals de street‑food animés, d’avenues encombrées de scooters, de robes áo dài et des récits sur la croissance économique rapide ou les expériences de guerre façonnent les perceptions. Parallèlement, les communautés vietnamiennes d’outre‑mer apportent de nouveaux éléments à l’identité, mêlant traditions locales et influences d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Australie et d’autres parties de l’Asie. Il est important de se rappeler que si certains traits sociaux peuvent être largement observés, les individus varient grandement en personnalité, croyances et mode de vie.

Population, démographie et lieux de vie

Combien de personnes vivent au Viêt Nam aujourd’hui ?

À la mi‑années 2020, une estimation arrondie est qu’un peu plus de 100 millions de personnes vivent au Viêt Nam. Cela signifie que la population est importante mais pas aussi grande que celle de la Chine voisine, et comparable à des pays comme l’Égypte ou les Philippines. Au cours des dernières décennies, la croissance démographique a ralenti parce que les familles, surtout en ville, tendent à avoir moins d’enfants qu’auparavant.

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Pays avec la plus forte baisse de population

La baisse de la fécondité et les soins de santé améliorés modifient progressivement la structure d’âge de la population vietnamienne. Il y a encore de nombreux enfants et adultes en âge de travailler, mais la part des personnes âgées augmente, et le Viêt Nam devrait devenir une société vieillissante dans les décennies à venir. Ces tendances affectent les politiques sociales : le gouvernement et les familles doivent se préparer à une demande accrue de pensions, de soins de longue durée et de services gériatriques, tout en maintenant une main‑d’œuvre productive.

Pour le marché du travail, une population encore nombreuse en âge de travailler est un avantage, soutenant l’industrie, les services et l’agriculture. Cependant, le passage à des familles plus petites et à la vie urbaine soulève aussi des questions sur le logement, la scolarité, la garde d’enfants et la création d’emplois dans les grandes villes. Comprendre combien de personnes vivent au Viêt Nam, et comment ce nombre évolue, est donc central pour planifier les infrastructures, l’environnement et la protection sociale.

Structure par âge, espérance de vie et urbanisation

La structure par âge des Vietnamiens peut grossièrement être divisée en trois groupes : les enfants et adolescents de moins de 15 ans, les adultes en âge de travailler d’environ 15 à 64 ans, et les personnes âgées de 65 ans et plus. Les enfants et les jeunes représentent encore une part importante de la population, ce qui maintient les écoles pleines et crée une demande en enseignants et en infrastructures. Les adultes en âge de travailler forment le groupe le plus large, contribuant à la croissance économique et soutenant les générations plus jeunes et plus âgées.

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Double dependance

La part des citoyens âgés, bien que toujours plus petite, augmente régulièrement à mesure que l’espérance de vie s’améliore. Autrefois, beaucoup ne vivaient pas bien au‑delà de la cinquantaine ou de la soixantaine, mais il est maintenant courant de rencontrer des grands‑parents et arrière‑grands‑parents dans un même réseau familial. L’espérance de vie au Viêt Nam est en moyenne dans la mi‑70 ans, un peu plus élevée pour les femmes que pour les hommes. Les habitants des grandes villes ont souvent un meilleur accès aux hôpitaux, aux soins spécialisés et aux services préventifs, et peuvent donc jouir d’une vie plus longue et en meilleure santé que certains résidents ruraux.

L’urbanisation au Viêt Nam a été rapide, surtout depuis les années 1990. Hà Nội, Hô Chi Minh‑Ville, Hải Phòng, Đà Nẵng et Cần Thơ se sont étendues sur les terres agricoles environnantes, attirant des migrants des provinces rurales en quête d’emplois et d’études. Ce mouvement a créé des quartiers résidentiels denses, des zones industrielles et de nouvelles villes suburbaines. Le changement apporte des opportunités, comme des revenus plus élevés et un meilleur accès aux universités, mais aussi des défis tels que la congestion routière, la pollution de l’air, la hausse des loyers et la pression sur les transports publics. À titre de comparaison simple, une personne ayant grandi dans un petit village du delta du Mékong peut se déplacer à vélo le long des canaux, tandis qu’un jeune travailleur à Hô Chi Minh‑Ville peut passer plus d’une heure chaque jour dans le trafic à moto ou dans les bus urbains.

Différences régionales : deltas, villes et hautes terres

La plupart des Vietnamiens vivent dans les deltas fluviaux et le long des côtes, où la terre est plate et fertile. Le delta du fleuve Rouge autour de Hà Nội et Hải Phòng soutient des populations denses, une culture intensive du riz et un mélange de villages d’artisans traditionnels et d’industries modernes. Au sud, le delta du Mékong, incluant des provinces comme An Giang, Cần Thơ et Sóc Trăng, est réputé pour ses rizières, ses vergers et ses voies navigables, mais il fait également face à des défis liés aux inondations, à la salinisation et au changement climatique.

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Liste des regions du Vietnam

Au‑delà de ces basses terres, les régions montagneuses et frontalières du nord et les Hauts Plateaux du Centre ont une densité de population plus faible et abritent de nombreuses minorités ethniques. Des provinces comme Hà Giang, Lào Cai et Điện Biên dans le nord, ou Gia Lai et Đắk Lắk dans les Hauts Plateaux du Centre, comprennent des montagnes, des forêts et des plateaux où les communautés pratiquent la riziculture en terrasses, l’agriculture itinérante ou la production de café et de caoutchouc. Les opportunités économiques y sont parfois plus limitées, et l’accès aux soins, aux écoles et aux marchés implique souvent de longs déplacements.

Le climat influence aussi la vie régionale : le nord connaît des saisons fraîches et chaudes distinctes, les régions côtières centrales peuvent être frappées par des typhons et le sud est majoritairement tropical avec des saisons des pluies et des saisons sèches. Ces variations environnementales influencent les styles d’habitat, les cultures, les cuisines et même les fêtes locales, faisant du Viêt Nam un pays où la géographie est étroitement liée à la manière et au lieu de vie des habitants.

Les grandes villes comme Hà Nội, Hô Chi Minh‑Ville et Đà Nẵng représentent une autre facette du pays et de son peuple, avec des immeubles élevés, des entreprises internationales, des universités et des quartiers de divertissement. Le climat façonne également la vie régionale : le nord a des saisons fraîches et chaudes, les régions côtières centrales peuvent être frappées par des typhons, et le sud est surtout tropical avec des périodes de pluies et de sécheresse. Ces variations environnementales influencent les styles d’habitat, les cultures, les cuisines et même les fêtes locales, faisant du Viêt Nam un pays où la géographie est étroitement liée à la façon et au lieu de vie des habitants.

Groupes ethniques et langues au Viêt Nam

Principaux groupes ethniques et majorité Kinh

Le Viêt Nam reconnaît officiellement 54 groupes ethniques, dont les Kinh (également appelés Việt) constituent la majorité. Les Kinh représentent environ 85% de la population et sont répartis dans la plupart des régions, surtout dans les basses terres, les deltas et les grandes villes. Le vietnamien, langue des Kinh, sert de langue nationale, utilisée dans l’administration, l’éducation et les médias nationaux.

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54 groupes ethniques au Vietnam | The Precious Heritage Project par Réhahn

Les 15% restants de la population appartiennent à 53 groupes minoritaires. Ces communautés enrichissent le pays et son peuple par des langues diverses, des traditions musicales, des styles vestimentaires et des systèmes de croyances variés. En même temps, certains groupes minoritaires rencontrent des obstacles pour accéder aux services et se faire entendre dans la prise de décisions en raison de leur isolement géographique ou de leur désavantage économique.

Groupe ethniquePart approximative de la populationRégions principales
Kinh~85%Partout, surtout basses terres et villes
Tày~2%Provinces frontalières du nord (Cao Bằng, Lạng Sơn)
Thái~2%Hautes terres du Nord‑Ouest (Sơn La, Điện Biên)
Mường~1.5%Montagnes du centre‑nord (Hòa Bình, Thanh Hóa)
Hmong~1.5%Hauts plateaux du nord, quelques zones des Hauts Plateaux du Centre
Khmer~1.5%Delta du Mékong (Trà Vinh, Sóc Trăng)
Nùng~1.5%Zones frontalières du nord

Ces chiffres approximatifs montrent que si la majorité Kinh est très nombreuse, des millions de personnes appartiennent à d’autres communautés. La diversité ethnique contribue à la richesse culturelle du Viêt Nam par des festivals variés, de l’artisanat, la littérature orale et des techniques agricoles. Par exemple, les maisons sur pilotis des Thái et des Tày, les pagodes khmères du delta du Mékong et les tours Cham du centre du Viêt Nam sont tous des marqueurs visibles de cette diversité. En même temps, certaines zones minoritaires présentent des taux de pauvreté plus élevés, des niveaux d’achèvement scolaire plus faibles et des connexions de transport plus limitées, ce qui peut rendre l’accès aux services publics ou aux opportunités économiques plus difficile pour les habitants.

L’État a mis en place des programmes pour soutenir les régions éloignées et minoritaires par des investissements en infrastructures, une éducation bilingue et des projets de réduction de la pauvreté. Les résultats varient selon les localités, et les discussions se poursuivent sur la manière de respecter l’autonomie culturelle tout en promouvant un développement inclusif. Lorsqu’on parle du peuple vietnamien, il est donc plus exact de penser à de nombreux peuples vivant au sein d’un cadre national plutôt qu’à une société complètement homogène.

Les Hmong et autres communautés des hautes terres

La plupart des communautés Hmong vivent dans les hautes montagnes des provinces du nord comme Hà Giang, Lào Cai, Yên Bái et Sơn La, avec quelques établissements plus récents dans certaines parties des Hauts Plateaux du Centre.

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🇻🇳 Tribus ethniques de Sapa (Vietnam): documentaire de voyage

Les moyens de subsistance traditionnels des Hmong incluent la culture du maïs, du riz et d’autres cultures sur des pentes abruptes, l’élevage de porcs et de volailles, ainsi que la production de textiles et d’ornements en argent. Les maisons sont généralement construites en bois et en terre, regroupées sur des pentes au‑dessus des vallées et des ruisseaux. Les vêtements Hmong peuvent être remarquables, avec des motifs brodés, des tissus teints à l’indigo et des foulards de tête éclatants ; les styles diffèrent entre sous‑groupes comme les Hmong blancs ou les Hmong fleuris. Les fêtes incluent souvent de la musique jouée sur des instruments à roseau, des chants de séduction et des offrandes rituelles d’animaux liées aux esprits ancestraux.

D’autres communautés des hautes terres au Viêt Nam comprennent les Dao, Thái, Nùng, Giáy et de nombreux groupes plus petits, chacun avec ses propres langues et traditions. Beaucoup pratiquent la riziculture en terrasses, qui transforme les pentes montagneuses en champs en marches, ou combinent la riziculture inondée dans les vallées avec des cultures de montagne et des produits forestiers. Les marchés locaux, souvent tenus une ou deux fois par semaine, sont des espaces sociaux importants où l’on échange du bétail, du tissu, des outils et de la nourriture, et où les jeunes peuvent rencontrer des partenaires.

Cependant, il est important de ne pas idéalisser la vie dans ces régions. De nombreux ménages des hautes terres font face à des contraintes telles que l’accès limité à des écoles de qualité, la distance aux centres de santé, le manque d’emplois salariés stables et la vulnérabilité aux glissements de terrain ou aux intempéries. Certains jeunes migrent saisonnièrement ou à long terme vers les villes et les zones industrielles pour travailler dans des usines ou des services, envoyant de l’argent à la maison pour soutenir leurs familles. Les défis et stratégies d’adaptation des Hmong et d’autres groupes des hautes terres montrent comment la géographie, la culture et le développement sont étroitement liés pour le peuple vietnamien.

La langue vietnamienne et les autres langues parlées au Viêt Nam

La langue vietnamienne appartient à la famille austroasiatique et s’est développée par contact avec le chinois, les langues voisines d’Asie du Sud‑Est et, plus récemment, les langues européennes. C’est une langue tonale, ce qui signifie que les mélodies de la voix aident à distinguer le sens des mots ; la plupart des dialectes utilisent six tons. Pour beaucoup d’apprenants internationaux, les tons et certains sons consonantiques sont les principaux défis, mais la grammaire est relativement simple comparée à certaines autres langues, sans conjugaison du verbe selon la personne ou le nombre.

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VIETNAM : Géographie et langues en 6 minutes

Le vietnamien écrit moderne utilise un alphabet latin appelé Quốc Ngữ, créé par des missionnaires et des érudits il y a plusieurs siècles et largement adopté au début du XXe siècle. Cet alphabet utilise des lettres similaires à celles des alphabets européens, avec des signes diacritiques supplémentaires pour indiquer les tons et les qualités vocaliques. L’utilisation du Quốc Ngữ a contribué à de hauts taux d’alphabétisation car il est plus facile à apprendre que les scripts antérieurs basés sur les caractères chinois.

Aux côtés du vietnamien, de nombreuses autres langues sont parlées parmi le peuple vietnamien. Les langues Tày, Thái et Nùng sont liées à la famille tai‑kadai, le Hmong appartient à la famille hmong‑mien, et le khmer et d’autres encore sont aussi austroasiatiques. Dans de nombreuses régions de montagne ou frontalières, les gens grandissent bilingues ou multilingues, parlant leur langue ethnique à la maison et le vietnamien à l’école et dans les contextes officiels. Dans les provinces du sud et du centre, on peut aussi entendre le cham, des dialectes chinois et diverses langues migrantes.

L’usage de la langue est étroitement lié à l’identité et aux opportunités. Connaître le vietnamien est essentiel pour l’éducation, l’emploi formel et la communication avec les institutions de l’État. En même temps, maintenir les langues minoritaires aide à préserver les histoires orales, les chants et les pratiques spirituelles. Pour les visiteurs, apprendre quelques phrases vietnamiennes, comme des salutations et des formes de politesse, peut grandement améliorer les interactions, même si beaucoup de jeunes ont étudié l’anglais ou d’autres langues étrangères.

Origines historiques et formation de l’identité vietnamienne

Des premières cultures aux royaumes indépendants

Les racines de l’identité vietnamienne remontent aux premières cultures du delta du fleuve Rouge et des vallées environnantes. Les découvertes archéologiques de la culture Đông Sơn, datant d’environ le premier millénaire avant notre ère, comprennent des tambours en bronze, des armes et des outils qui témoignent d’un travail du métal avancé et de sociétés organisées. Les légendes parlent du royaume de Văn Lang, régi par les rois Hùng, comme d’une formation politique ancienne de cette région.

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Vietnam ancien: des premiers humains aux premiers royaumes.

Pendant de nombreux siècles, des parties de ce qui est aujourd’hui le nord du Viêt Nam furent sous contrôle de dynasties chinoises. Cette période apporta l’enseignement confucéen, les caractères chinois, des modèles administratifs et de nouvelles technologies, mais elle connut aussi des vagues de résistance menées par des chefs locaux cherchant l’autonomie. Au Xe siècle, des figures comme Ngô Quyền obtinrent une indépendance durable après des victoires décisives, et des États vietnamiens indépendants émergèrent sous des dynasties comme les Lý, Trần et Lê, utilisant parfois le nom de Đại Việt.

Ces premiers royaumes s’étendirent progressivement vers le sud, incorporant des terres autrefois habitées par les Cham et les Khmers. Au fil du temps, des expériences partagées de défense du territoire, de culture du riz en rizières inondées et d’hommage aux ancêtres et aux esprits villageois contribuèrent à forger un sentiment d’identité commune parmi de nombreuses communautés. Bien que les dialectes locaux et les coutumes restèrent divers, des idées sur une patrie et un peuple vietnamiens prirent forme à travers les chroniques royales, les inscriptions de temples et les traditions villageoises.

Influences chinoises, sud‑est asiatiques et occidentales

La culture vietnamienne s’est développée par un long processus d’adaptation et d’emprunts sélectifs plutôt que par une réception passive des modèles extérieurs. De Chine vinrent le confucianisme, avec ses enseignements sur la hiérarchie, la piété filiale et la gouvernance morale, ainsi que le bouddhisme mahāyāna et des pratiques taoïstes. L’éducation classique reposait pendant des siècles sur les caractères chinois, et les examens impériaux sélectionnaient des lettrés‑fonctionnaires qui mémorisaient les textes confucéens. Ces influences façonnèrent les valeurs familiales, les codes juridiques et les idées du comportement approprié.

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La langue vietnamienne est fortement influencee par le chinois le francais et l anglais

En même temps, le Viêt Nam interagit avec d’autres sociétés d’Asie du Sud‑Est par le commerce, des alliances matrimoniales et la guerre. Les contacts avec Champa, l’empire khmer et d’autres puissances régionales contribuèrent à des formes de temples partagées, des réseaux commerciaux maritimes et des pratiques culturelles comme certains instruments de musique ou styles architecturaux. L’expansion vers le sud des royaumes vietnamiens dans des territoires autrefois dominés par les Cham et les Khmers créa des frontières multiethniques qui influencent encore aujourd’hui le pays et son peuple.

Le contact occidental, surtout avec la France au XIXe et au début du XXe siècle, introduisit de nouvelles structures politiques et économiques. La domination coloniale française apporta des missions catholiques, l’agriculture de plantation, des chemins de fer, des ports modernes et l’urbanisme dans des villes comme Hà Nội et Saigon (aujourd’hui Hô Chi Minh‑Ville). En même temps, le colonialisme perturba les économies locales, imposa des relations de pouvoir inégales et suscita des mouvements nationalistes. Les idées occidentales du nationalisme, du socialisme et de la république influencèrent des intellectuels vietnamiens qui dirigèrent plus tard les luttes pour l’indépendance. L’écriture latinisée Quốc Ngữ, promue pendant cette période, devint plus tard un outil pour l’éducation de masse et la littérature moderne.

Guerre, division et migrations au XXe siècle

Le XXe siècle fut marqué par des conflits intenses et des transformations pour les Vietnamiens. Après la Seconde Guerre mondiale, les mouvements pour l’indépendance défièrent le contrôle colonial français, menant à la première guerre d’Indochine et au retrait éventuel de la France au milieu des années 1950. Le pays fut alors divisé en un État du nord et un État du sud, chacun avec son propre système politique et ses alliances internationales. Cette division prépara le terrain pour ce qui est largement connu sous le nom de guerre du Viêt Nam, impliquant des combats à grande échelle, des bombardements aériens et des forces militaires étrangères.

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La guerre du Vietnam expliquée en 25 minutes | Documentaire sur la guerre du Vietnam

La guerre affecta presque tous les aspects de la vie : de nombreuses familles perdirent des proches, villes et villages furent endommagés et les approvisionnements alimentaires furent perturbés. Après la fin de la guerre et la réunification du pays en 1975, le Viêt Nam connut d’autres changements, notamment des difficultés économiques, la réorganisation des terres et des entreprises, et de nouveaux schémas régionaux de pouvoir. Ces facteurs, combinés à des préoccupations politiques et à la crainte de représailles, poussèrent certains Vietnamiens à se déplacer à l’intérieur du pays ou à quitter le territoire.

Un grand nombre de réfugiés, souvent appelés boat people vietnamiens, fuirent par mer ou traversèrent les frontières terrestres à la fin des années 1970 et dans les années 1980. Beaucoup furent ensuite réinstallés dans des pays tels que les États‑Unis, l’Australie, la France et le Canada, formant d’importantes communautés diasporiques. Ces migrations restructurèrent les familles, créèrent de nouveaux liens transnationaux et ajoutèrent une couche supplémentaire à l’identité vietnamienne, qui s’étend désormais bien au‑delà des frontières de la patrie.

Vie familiale, valeurs et normes sociales quotidiennes

Structure familiale et piété filiale

La famille est au centre de la vie sociale pour de nombreux Vietnamiens. Bien que les modèles de ménage évoluent, il est courant de trouver des arrangements multigénérationnels où grands‑parents, parents et enfants vivent dans la même maison ou à proximité. Même lorsque de jeunes adultes déménagent en ville ou à l’étranger, ils maintiennent souvent un contact étroit avec leurs parents et leurs proches par des appels téléphoniques fréquents, des messages en ligne et des retours pendant des fêtes importantes comme le Tết (Nouvel An lunaire).

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Journée vietnamienne de la piété filiale: Une tradition culturelle à ne pas manquer #family #charity #grandfather

Le concept de piété filiale, influencé par la pensée confucéenne et la tradition locale, met l’accent sur le respect, l’obéissance et le soin envers les parents et les ancêtres. Les enfants sont instruits dès le plus jeune âge à écouter les aînés, aider aux tâches ménagères et honorer les sacrifices familiaux. À mesure que les parents vieillissent, les enfants adultes sont censés les soutenir financièrement et émotionnellement. Le culte des ancêtres, pratiqué au moyen d’autels domestiques et de visites aux tombes, étend ces obligations aux générations passées et maintient vivante l’histoire familiale.

Les décisions familiales concernant l’éducation, le travail et le mariage sont souvent prises collectivement plutôt qu’individuellement. Un adolescent choisissant une filière au lycée ou une spécialité universitaire peut discuter des options avec ses parents, tantes, oncles et grands‑parents. Lorsqu’un jeune projette de se marier, les familles des deux côtés se rencontrent souvent, échangent des cadeaux et considèrent la compatibilité non seulement entre le couple mais aussi entre les familles élargies. Pour des visiteurs venant de sociétés plus individualistes, ces pratiques peuvent sembler restrictives ; pour beaucoup de Vietnamiens, elles offrent sécurité, orientation et sentiment d’appartenance.

Rôles de genre et changement générationnel

Les rôles de genre traditionnels au Viêt Nam ont attendu des hommes qu’ils soient les principaux pourvoyeurs et décideurs, et des femmes qu’elles assument la majeure partie du travail domestique et de l’éducation des enfants. En zone rurale, les femmes combinent souvent agriculture, vente sur les marchés et tâches ménagères, tandis que les hommes s’occupent de travaux lourds comme le labour ou représentent la famille dans les affaires officielles. Les idéaux culturels louent parfois les femmes comme travailleuses, patientes et dévouées, tout en attendant des hommes qu’ils soient forts et ambitieux.

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Clip musical publié contre les stéréotypes de genre

La croissance économique, un plus haut niveau d’éducation et la mondialisation remodèlent ces schémas, en particulier chez les jeunes générations et dans les villes. De nombreuses femmes poursuivent désormais des diplômes universitaires, des carrières professionnelles et des postes à responsabilité. Il est de plus en plus courant de voir des femmes cadres, ingénieures et entrepreneures à Hà Nội, Hô Chi Minh‑Ville et dans d’autres centres urbains. Les hommes participent davantage aux soins des enfants et aux tâches ménagères, surtout dans les familles où les deux partenaires travaillent à temps plein.

Cependant, le changement est inégal. Dans les contextes urbains comme ruraux, les femmes supportent souvent une « double charge » de travail rémunéré et de soins non rémunérés, et elles peuvent rencontrer des obstacles à l’avancement professionnel ou à l’égalité salariale. Les attentes sociales peuvent encore pousser les femmes à se marier et à avoir des enfants à un certain âge, tandis que les hommes célibataires peuvent être interrogés sur leur capacité à subvenir aux besoins d’une famille. La migration pour le travail influe aussi sur les rôles de genre : dans certaines zones industrielles, un grand nombre de jeunes femmes travaillent en usine et envoient des remises à la maison, tandis que les grands‑parents ou d’autres parents s’occupent des enfants dans les villages. Ces évolutions créent de nouvelles opportunités et tensions dans la manière dont les Vietnamiens conçoivent la masculinité, la féminité et la responsabilité familiale.

La vie quotidienne en milieu urbain et rural

Les routines quotidiennes des Vietnamiens diffèrent selon le lieu, l’occupation et le revenu, mais certains schémas généraux peuvent être décrits. Dans une grande ville comme Hô Chi Minh‑Ville, de nombreux résidents commencent leur journée par un petit déjeuner rapide de phở, bánh mì ou riz gluant acheté chez un vendeur de rue.

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Récolte du riz au Vietnam | Village Đông Sơn dans la province de Thái Bình | Vlog de voyage par Meigo Märk

Dans les villages ruraux, surtout dans les régions agricoles, la vie quotidienne suit le rythme des travaux agricoles et des marchés locaux. Les agriculteurs se lèvent souvent avant l’aube pour planter, entretenir ou récolter le riz et d’autres cultures, comptant sur les pluies de la mousson ou les canaux d’irrigation. Les femmes préparent les repas, s’occupent des enfants et vendent des produits au marché voisin, tandis que les hommes accomplissent des tâches comme le labour ou la réparation d’outils. Les événements communautaires, tels que mariages, funérailles et festivals, sont des occasions sociales majeures qui peuvent durer plusieurs jours et impliquer une cuisine partagée, de la musique et des rituels.

Pour les visiteurs, observer comment les gens se rassemblent autour de petits tabourets en plastique sur les trottoirs, partagent des soupes et des plats grillés, et prennent leur temps autour d’un thé glacé ou d’un café donne un aperçu de la vie sociale autant que du goût.

Dans les milieux urbains comme ruraux, les smartphones, l’accès à Internet et les réseaux sociaux modifient les habitudes et les liens sociaux. Les jeunes utilisent des applications de messagerie, des plateformes vidéo et des jeux en ligne pour communiquer avec des amis, suivre des tendances et apprendre de nouvelles compétences. De nombreux adultes utilisent la banque mobile, les services de covoiturage et les plates‑formes de commerce électronique. En même temps, certains aînés préfèrent les interactions en face à face et les médias traditionnels comme la télévision et la radio. Ces différences peuvent créer un fossé générationnel dans le style de communication, mais elles permettent aussi aux Vietnamiens de se connecter avec des parents à l’étranger et d’accéder à l’information mondiale d’une manière impossible il y a quelques décennies.

Religion, culte des ancêtres et croyances populaires

Les Trois enseignements et la religion populaire

La vie religieuse au Viêt Nam est souvent décrite comme un mélange plutôt que comme des traditions strictement séparées. Les « Trois enseignements » du bouddhisme, du confucianisme et du taoïsme ont interagi avec des croyances populaires plus anciennes et le culte des esprits locaux. Beaucoup de Vietnamiens s’inspirent de ces trois sources dans leur vision morale et leur pratique spirituelle, même s’ils ne s’identifient pas comme adhérents d’une religion formelle.

Dans la vie quotidienne, ce mélange apparaît de façon pragmatique. Les gens peuvent visiter une pagode pour allumer de l’encens et prier pour la santé ou la réussite aux examens, tout en suivant des idées confucéennes sur le respect des aînés et l’harmonie sociale. Des éléments taoïstes se retrouvent dans des pratiques liées au feng shui, à l’astrologie ou au choix de dates favorables. La religion populaire inclut la croyance en des esprits gardiens de village, des déesses mères, des divinités de montagne et de rivière et divers dieux domestiques. Des spécialistes rituels, tels que les voyants ou les mediums, peuvent être consultés pour obtenir des conseils.

Parce que de nombreuses pratiques sont familiales et non liées à des listes d’adhérents, les enquêtes classent souvent une large part de la population comme « non‑religieuse ». Cette étiquette peut être trompeuse, car elle inclut des personnes qui maintiennent des autels à la maison, assistent à des festivals et accomplissent des rituels lors d’étapes importantes de la vie. Une description plus précise est que beaucoup de Vietnamiens participent à une culture religieuse flexible et stratiée, qui combine enseignements moraux, obligations rituelles et croyances personnelles sans frontières strictes.

Culte des ancêtres et autels domestiques

Le culte des ancêtres est l’une des pratiques spirituelles les plus répandues et signifiantes chez les Vietnamiens. Il reflète l’idée que les liens familiaux se poursuivent au‑delà de la mort et que les ancêtres peuvent protéger, conseiller ou influencer la fortune des descendants vivants. Presque chaque foyer vietnamien, qu’il s’agisse d’un appartement en ville ou d’une maison rurale, possède une forme d’autel ancestral.

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Culture du culte des ancêtres au Vietnam

Un autel domestique typique est placé dans un endroit respectueux, souvent dans la pièce principale ou à l’étage supérieur. Il peut contenir des photos encadrées de proches décédés, des tablettes nominatives laquées et des offrandes telles que des fruits, des fleurs, du thé, du vin de riz et parfois les plats favoris des ancêtres. Des baguettes d’encens sont allumées régulièrement, surtout les premiers et quinzièmes jours du mois lunaire, ainsi que lors des anniversaires de décès et des grandes fêtes. Lorsqu’une personne allume de l’encens, elle s’incline souvent plusieurs fois et exprime silencieusement des vœux ou de la gratitude.

Certaines dates sont particulièrement importantes dans le culte des ancêtres. Les anniversaires de décès (giỗ) sont marqués par des repas spéciaux où les membres de la famille se réunissent, préparent des plats que l’ancêtre aimait et invitent l’esprit à se joindre au festin par des paroles rituelles et des offrandes. Pendant le Tết, les familles nettoient les tombes, décorent les autels et « invitent » les ancêtres à revenir à la maison pour la célébration du Nouvel An. À la fin des festivités, elles accomplissent des rituels pour « raccompagner » les esprits ancestraux vers leur domaine. Ces pratiques renforcent la continuité familiale, enseignent aux jeunes générations l’histoire de leur lignée et offrent un cadre pour se souvenir d’un disparu dans un environnement communautaire de soutien.

Autres religions au Viêt Nam aujourd’hui

Aux côtés de la religion populaire et des pratiques influencées par le bouddhisme, le Viêt Nam abrite plusieurs religions organisées. Le bouddhisme mahāyāna est la plus grande de ces traditions, avec des pagodes dans tout le pays et des moines et moniales jouant des rôles dans la vie communautaire, l’éducation et la charité. Le catholicisme, introduit il y a des siècles et façonné durant la période coloniale, a une présence significative, notamment dans certaines provinces du nord et du centre et dans des parties du sud. Les paroisses catholiques gèrent souvent des écoles et des services sociaux et célèbrent de grandes assemblées lors des fêtes de Noël et de Pâques.

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Religions en Asie du Sud Est

Les communautés protestantes sont plus petites mais en croissance dans certaines zones urbaines et parmi certains groupes ethniques des hautes terres. Le Viêt Nam est également le berceau du Caodaisme, une religion syncrétique fondée au XXe siècle qui combine des éléments du bouddhisme, du taoïsme, du confucianisme et du christianisme, et du Hòa Hảo, un mouvement bouddhiste réformiste principalement basé dans le delta du Mékong. Le bouddhisme theravāda est pratiqué parmi les communautés khmères du sud, avec des temples ressemblant à ceux du Cambodge et de la Thaïlande voisins.

De plus, il existe des communautés musulmanes, notamment parmi les Cham des régions centrales et méridionales, et des groupes plus petits dans les villes dus à la migration. Les organisations religieuses opèrent dans un système d’enregistrement et de supervision par l’État, encadré par des lois sur la croyance et la religion. Ce cadre vise à reconnaître la liberté religieuse tout en surveillant les activités pour l’ordre social, et il influence la manière dont les Vietnamiens pratiquent leurs foi en public et en privé. Les pourcentages exacts pour chaque religion varient selon les enquêtes, mais il est clair que le paysage religieux du pays est pluriel et dynamique.

Culture, fêtes et arts traditionnels

Vêtements nationaux et symboles : áo dài et autres

L’áo dài, tunique longue ajustée portée sur un pantalon, est l’un des symboles les plus reconnaissables associés aux Vietnamiens. Il est souvent perçu comme élégant et modeste, et est couramment porté par les femmes lors d’événements officiels, cérémonies scolaires, mariages et performances culturelles. Dans certaines écoles et bureaux, notamment dans la ville centrale de Huế et dans certains secteurs de service, l’áo dài sert d’uniforme. Il existe aussi des versions masculines de l’áo dài, généralement portées pour des occasions cérémonielles.

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Histoire de 2000 ans de l ao dai vietnamien

Les vêtements traditionnels varient largement selon les régions et les groupes ethniques. Dans les hautes terres du nord, les communautés Hmong, Dao et Thái arborent des tenues brodées distinctives, des coiffes et des ornements en argent particulièrement visibles lors des festivals. Dans le delta du Mékong, les Khmers portent des vêtements semblables à ceux du Cambodge, tandis que les Cham ont leurs propres styles influencés par des normes islamiques. Les couleurs portent souvent des significations symboliques ; par exemple, le rouge et l’or sont associés à la bonne fortune et sont courants dans les décorations du Nouvel An et les tenues nuptiales.

Les symboles nationaux apparaissent dans la vie publique, les fêtes et les monuments. Le drapeau du Viêt Nam, avec son fond rouge et son étoile jaune, est affiché lors des jours fériés nationaux et des événements officiels. La fleur de lotus est largement utilisée dans l’art et l’architecture comme symbole de pureté s’élevant des eaux boueuses. Des motifs de tambours en bronze de la culture Đông Sơn décorent bâtiments gouvernementaux, musées et centres culturels, reliant les Vietnamiens modernes à un héritage ancien. Dans la vie quotidienne, cependant, la plupart des gens portent des vêtements modernes et décontractés comme des jeans, des T‑shirts et des tenues professionnelles, réservant les habits traditionnels principalement aux occasions spéciales.

Musique, théâtre et arts martiaux

Les traditions musicales et théâtrales du Viêt Nam reflètent à la fois des histoires locales et des influences asiatiques plus larges. Dans les provinces du nord, les chants folkloriques quan họ, souvent interprétés en duo de chant call‑and‑response par des hommes et des femmes, expriment des thèmes d’amour, d’amitié et de solidarité villageoise. Dans certaines régions, le ca trù met en scène des chanteuses accompagnées d’instruments traditionnels, avec une histoire liée au divertissement de cour et aux rassemblements érudits. Ces genres exigent des techniques vocales spécialisées et sont reconnus comme un important patrimoine culturel immatériel.

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Theatre de marionnettes du Vietnam: La melodie des patries (1)

Au sud, le cải lương, une forme d’opéra folklorique moderne, combine des mélodies traditionnelles avec des instruments occidentaux et des intrigues sur le drame familial, le changement social et des événements historiques. Le théâtre de marionnettes sur l’eau, originaire du delta du fleuve Rouge, utilise des marionnettes en bois contrôlées par de longues perches cachées sous la surface de l’eau. Les spectacles décrivent souvent la vie rurale, des légendes et des scènes humoristiques, accompagnés de musique et de chants en direct. Les visiteurs à Hà Nội, par exemple, peuvent assister à des représentations de marionnettes sur l’eau qui présentent ces histoires aux publics locaux et internationaux.

Les arts martiaux constituent un autre domaine culturel où les Vietnamiens expriment discipline, santé et fierté. Le Vovinam, un art martial vietnamien fondé au XXe siècle, combine frappes, grappling et acrobaties, et met l’accent sur l’entraînement mental et l’esprit communautaire. Il existe aussi des traditions martiales régionales plus anciennes associées à des villages ou des lignées particulières, parfois exécutées lors de festivals ou de démonstrations. La pratique des arts martiaux aide les jeunes à renforcer la confiance et la condition physique, tout en les reliant à des récits nationaux de résistance et d’autodéfense.

Principales fêtes : Tết, la mi‑automne et célébrations locales

Les fêtes sont au cœur de la vie culturelle du pays et de son peuple, réunissant familles et communautés pour des rituels, des repas et des divertissements. La célébration la plus importante est le Tết Nguyên Đán, ou Nouvel An lunaire, qui a lieu généralement entre la fin janvier et la mi‑février. Dans les semaines précédant le Tết, les gens nettoient et décorent leurs maisons, achètent de nouveaux vêtements, préparent des mets spéciaux et parcourent de longues distances pour se réunir en famille.

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Vivez la Fete de la Mi Automne au Vietnam comme un local

Les coutumes clés pendant le Tết incluent :

  • Offrir de la nourriture, des fleurs et de l’encens sur les autels des ancêtres pour inviter les ancêtres à se joindre à la célébration.
  • Donner des enveloppes rouges avec de l’argent (lì xì) aux enfants et parfois aux aînés comme vœu de chance et de prospérité.
  • Visiter parents, voisins et enseignants pour échanger des vœux du Nouvel An.
  • Déguster des plats traditionnels comme le bánh chưng (gâteau de riz gluant carré) au nord ou le bánh tét (version cylindrique) au sud.

La fête de la Mi‑Automne, tenue le 15e jour du 8e mois lunaire, est particulièrement tournée vers les enfants. Les rues et les cours d’école se remplissent de lanternes, de danses du lion et d’activités d’observation de la lune. Les enfants reçoivent des jouets et des gâteaux de lune, et les familles célèbrent la saison des récoltes. Cette fête met l’accent sur la joie, la chaleur familiale et l’idée que les enfants sont « la lune de la nation ».

Outre ces jours fériés nationaux, de nombreuses fêtes locales honorent les esprits gardiens du village, des héros historiques ou des divinités liées à l’agriculture et à l’eau. Par exemple, certaines communautés côtières organisent des cérémonies de culte de la baleine pour demander protection en mer, tandis que d’autres célèbrent des courses de bateaux, des combats de buffles ou des rites de la récolte du riz. Ces événements maintiennent l’identité locale et offrent aux Vietnamiens des occasions d’exprimer reconnaissance, espoir et fierté communautaire.

La cuisine vietnamienne et la manière de manger

La cuisine est l’un des moyens les plus accessibles pour comprendre le peuple vietnamien et ses valeurs. Les repas sont généralement partagés, avec des plats communs placés au centre de la table et des bols individuels de riz. Les membres de la famille ou les amis prélèvent de petites portions sur les assiettes partagées, créant un sentiment de convivialité et encourageant la conversation. Ce style de repas reflète des idées d’équilibre, de modération et d’harmonie sociale.

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Street Food du Vietnam - TOUR ULTIME DU PHO!! (Comment le Pho est devenu le plat vietnamien numero 1 dans le monde)

Le riz est l’aliment de base, mais la variété de plats est large et régionale. Au nord, les saveurs sont souvent douces et subtiles, avec des plats comme le phở (soupe de nouilles) et le bún chả (porc grillé avec nouilles). Le centre du Viêt Nam est connu pour des préparations plus épicées et complexes, comme le bún bò Huế (soupe de nouilles épicée au bœuf). Le sud préfère des goûts plus sucrés et une abondance d’herbes fraîches dans des plats comme les gỏi cuốn (rouleaux de printemps frais) ou le bún thịt nướng (porc grillé avec vermicelles). La sauce de poisson (nước mắm) est un assaisonnement clé à l’échelle nationale, apportant une saveur salée et umami.

La cuisine vietnamienne met l’accent sur l’équilibre des saveurs (salé, sucré, acide, amer et umami) et l’utilisation d’ingrédients frais. Des herbes comme le basilic, la coriandre, la périlla et la menthe sont courantes, tout comme les légumes et les fruits tropicaux. Beaucoup de gens considèrent la nourriture non seulement comme un apport nutritif mais aussi comme un moyen de maintenir la santé, en prêtant attention aux qualités « chaudes » et « froides » des plats selon la compréhension traditionnelle. La culture du street‑food est vivante, avec de petits vendeurs proposant des repas abordables aux travailleurs et aux étudiants. Pour les visiteurs, observer comment les gens se rassemblent autour de petits tabourets en plastique sur les trottoirs, partagent des soupes et des plats grillés, et prennent leur temps autour d’un thé glacé ou d’un café donne un aperçu de la vie sociale autant que des saveurs.

Diaspora vietnamienne et « boat people »

Qui étaient les « boat people » vietnamiens ?

Le terme « boat people » vietnamiens désigne les réfugiés qui ont fui le Viêt Nam par la mer, principalement après la fin de la guerre en 1975. Ils quittèrent le pays en grand nombre à la fin des années 1970 et dans les années 1980, utilisant de petites embarcations pour traverser la mer de Chine méridionale et atteindre des pays voisins comme la Malaisie, la Thaïlande, les Philippines et Hong Kong. Beaucoup espéraient être acceptés pour une réinstallation dans des pays éloignés.

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J ai été un boat person: des réfugiés vietnamiens se souviennent

Les raisons de ce départ massif incluaient des préoccupations politiques, la crainte de représailles pour des liens avec l’ancien gouvernement ou l’armée du Sud, des difficultés économiques et le désir d’une plus grande liberté et sécurité. Les voyages étaient extrêmement risqués : des bateaux surchargés affrontaient des tempêtes, des pannes mécaniques, la piraterie et le manque de nourriture ou d’eau. Beaucoup de personnes moururent en mer ou subirent de graves traumatismes. Les organisations internationales et les gouvernements organisèrent finalement des camps de réfugiés et des programmes de réinstallation, aidant des centaines de milliers de Vietnamiens à commencer une nouvelle vie à l’étranger.

Où vivent les Vietnamiens dans le monde ?

Aujourd’hui, il existe de grandes communautés diasporiques vietnamiennes à travers le monde. La plus grande concentration se trouve aux États‑Unis, où plusieurs millions de personnes d’origine vietnamienne vivent, notamment dans des États comme la Californie et le Texas. Des villes comme Westminster et Garden Grove en Californie abritent des quartiers « Little Saigon » bien connus avec des boutiques vietnamiennes, des restaurants, des temples et des médias en langue vietnamienne.

D’autres communautés importantes existent dans des pays comme la France, l’Australie, le Canada et l’Allemagne, reflétant à la fois des liens historiques et des schémas de réinstallation de réfugiés. En France, les communautés vietnamiennes datent de l’époque coloniale et se sont renforcées après 1975 ; en Australie et au Canada, de nombreux boat people et leurs descendants sont devenus actifs dans les affaires, le milieu universitaire et la politique. Dans certaines parties de l’Asie, comme Taïwan, la Corée du Sud et le Japon, des migrants plus récents travaillent dans la fabrication, la construction, les services ou étudient dans des universités, ajoutant une autre couche à la présence mondiale des Vietnamiens.

Les voyages entre la patrie et les zones de diaspora ont augmenté à mesure que les politiques de visa se sont assouplies et que les revenus ont augmenté. Les envois de fonds envoyés aux proches au Viêt Nam aident à financer l’éducation, les soins de santé, le logement et les petites entreprises. Les voyages entre la patrie et les diasporas ont augmenté à mesure que les politiques de visa se sont assouplies et que les revenus ont augmenté. La communication en ligne, les groupes sur les réseaux sociaux et les médias en vietnamien permettent aux gens de partager des nouvelles, du contenu culturel et des opinions politiques à travers les continents.

Ces communautés entretiennent de forts liens transnationaux. Les remises envoyées aux proches au Viêt Nam financent l’éducation, les soins de santé, le logement et les petites entreprises. Les voyages entre la patrie et les diasporas ont augmenté à mesure que les politiques de visa se sont assouplies et que les revenus ont augmenté. La communication en ligne, les groupes sur les réseaux sociaux et les médias en vietnamien permettent aux gens de partager des nouvelles, du contenu culturel et des opinions politiques à travers les continents.

La vie entre le Viêt Nam et les communautés d’outre‑mer

La vie des Vietnamiens à l’étranger implique souvent la navigation entre plusieurs identités. Les réfugiés et migrants de première génération conservent souvent des liens forts avec leur lieu de naissance, préparent des plats traditionnels, parlent vietnamien à la maison et participent à des organisations communautaires qui préservent les pratiques culturelles. Les personnes de deuxième génération et d’ascendance mixte équilibrent parfois la culture vietnamienne et celle du pays d’accueil, parlant plusieurs langues et s’adaptant à des attentes sociales différentes à l’école, au travail et dans la vie familiale.

Des institutions culturelles comme les écoles de langue, les pagodes bouddhistes, les églises catholiques, les associations de jeunesse et les clubs d’étudiants aident à maintenir le lien avec le patrimoine vietnamien. Des fêtes comme le Tết et la Mi‑Automne sont célébrées dans les communautés diasporiques avec des danses du lion, des foires gastronomiques et des spectacles culturels. Ces événements permettent aux jeunes qui n’ont jamais vécu au Viêt Nam d’expérimenter certains aspects du pays et de son peuple.

Des villes comme Westminster et Garden Grove en Californie ont des quartiers « Little Saigon » bien connus avec des boutiques vietnamiennes, des restaurants, des temples et des médias.

Le contact n’est pas unilatéral. Les Vietnamiens d’outre‑mer influencent la vie au Viêt Nam par des investissements, le retour d’expertises et les échanges culturels. Des entrepreneurs peuvent ouvrir des cafés, des startups technologiques ou des entreprises sociales après avoir travaillé à l’étranger. Des artistes et des musiciens produisent des œuvres qui reflètent à la fois les racines vietnamiennes et les tendances mondiales. Les visites de retour pour des événements familiaux ou le tourisme exposent les proches locaux à de nouvelles idées sur l’éducation, les rôles de genre et l’engagement civique. Ainsi, l’histoire du peuple vietnamien aujourd’hui inclut à la fois ceux qui vivent à l’intérieur des frontières du pays et ceux qui se déplacent entre plusieurs foyers.

Éducation, santé et économie : comment le Viêt Nam change

Éducation et importance de la scolarité

L’éducation occupe une place centrale dans les aspirations des Vietnamiens. Les parents voient souvent l’école comme le principal chemin vers une vie meilleure pour leurs enfants, et ils investissent beaucoup de temps, d’argent et d’énergie émotionnelle dans la réussite scolaire. Les récits d’étudiants issus de milieux modestes qui obtiennent de bons résultats et accèdent à des universités prestigieuses sont largement admirés et partagés dans les médias.

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Le systeme educatif de classe mondiale du Viet Nam compte des eleves de haut niveau • FRANCE 24 English

Le système d’éducation formel comprend la préscolarisation, l’école primaire, le secondaire inférieur, le secondaire supérieur et l’enseignement supérieur dans les universités et collèges. La scolarisation dans l’enseignement de base est élevée, et les taux d’alphabétisation figurent parmi les meilleurs du monde en développement. Les étudiants vietnamiens ont obtenu des résultats remarquables dans des évaluations internationales en mathématiques et en sciences, démontrant les effets d’une éducation fondamentale solide et d’habitudes d’étude disciplinées.

Cependant, le système fait face à des défis. Dans les zones rurales et éloignées, les installations scolaires peuvent être moins bien équipées et les enseignants disposer de moins de ressources. Certains enfants doivent parcourir de longues distances ou traverser des rivières pour assister aux cours, ce qui peut réduire la fréquentation en cas de mauvais temps. La pression des examens est intense, surtout pour les épreuves à enjeux élevés qui décident de l’entrée dans des écoles ou universités sélectives. De nombreuses familles paient des cours privés ou des séances de tutorat pour préparer leurs enfants, ce qui peut créer une contrainte financière et limiter le temps de loisirs. L’enseignement supérieur se développe mais doit encore relever des défis comme des salles surchargées, un financement limité de la recherche et la nécessité d’un meilleur ajustement entre la formation et les besoins du marché du travail.

Santé, espérance de vie et accès aux soins

Au cours des dernières décennies, le Viêt Nam a réalisé des progrès significatifs en santé publique. L’espérance de vie a augmenté pour atteindre la mi‑70 ans, et les taux de mortalité infantile et maternelle ont fortement diminué par rapport aux générations antérieures. L’expansion des programmes de vaccination, un meilleur contrôle des maladies infectieuses et une meilleure nutrition ont tous contribué à ces gains. De nombreux Vietnamiens vivent désormais plus longtemps et en meilleure santé que leurs parents et grands‑parents.

Le système de santé combine hôpitaux et cliniques publics avec un secteur privé en croissance. La couverture d’assurance maladie s’est étendue, avec de nombreux citoyens inscrits à des régimes d’assurance sociale qui contribuent à couvrir les coûts des services de base. Les postes de santé communautaires en zones rurales fournissent des vaccinations, des soins maternels et des traitements pour des affections courantes, tandis que les hôpitaux urbains offrent des services plus spécialisés. Les cliniques privées et les pharmacies jouent un rôle important, notamment pour les soins ambulatoires en ville.

Malgré les progrès, des lacunes persistent. Les communautés rurales et des hautes terres peuvent manquer de personnel médical, d’équipements et doivent parcourir de longues distances pour atteindre un hôpital. Les coûts directs peuvent encore être élevés pour une chirurgie, des traitements de longue durée ou des médicaments non couverts par l’assurance, plongeant certains ménages dans l’endettement. À mesure que les Vietnamiens vivent plus longtemps, les maladies non transmissibles comme le diabète, les maladies cardiaques et le cancer deviennent plus répandues, imposant de nouvelles exigences au système de santé. Les défis environnementaux, y compris la pollution atmosphérique dans les villes et la contamination des sources d’eau dans certaines zones industrielles ou agricoles, affectent également la santé. Traiter ces problèmes fait partie intégrante du développement social en cours du pays.

Travail, revenus et croissance économique rapide

Depuis l’introduction des réformes économiques à la fin des années 1980, le Viêt Nam est passé d’une économie largement étatique et planifiée à un système plus orienté vers le marché et intégré au commerce mondial. Cette transition a profondément changé les modes de travail et de revenus des Vietnamiens. De nombreux ménages qui dépendaient autrefois uniquement de l’agriculture vivrière combinent désormais l’agriculture avec le travail salarié, les petites entreprises ou les remises de membres de la famille travaillant en ville ou à l’étranger.

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Comment le Vietnam est devenu une superstar economique sous regime communiste

Les secteurs clés de l’économie actuelle comprennent l’industrie manufacturière, les services et l’agriculture. Les zones industrielles autour des grandes villes produisent de l’électronique, des vêtements, des chaussures et d’autres biens destinés à l’exportation. Les services comme le tourisme, le commerce de détail, la finance et les technologies de l’information se développent, surtout dans les centres urbains. L’agriculture reste importante pour l’emploi et la sécurité alimentaire, avec le riz, le café, le caoutchouc, le poivre et les produits de la mer parmi les principales productions. Ces dernières années, le travail numérique, le commerce en ligne et la culture des startups ont créé de nouvelles opportunités pour les jeunes Vietnamiens, en particulier ceux ayant un niveau d’études supérieur et des compétences en langues étrangères.

La croissance économique a réduit la pauvreté et augmenté les revenus moyens, mais tout le monde n’en profite pas de la même manière. Certaines régions et groupes, en particulier dans les zones reculées des hautes terres, ont vu des améliorations plus lentes. Le travail informel, sans contrats stables ni protection sociale, reste courant dans des secteurs comme la construction, le commerce ambulant et le service domestique. Les inégalités de revenus se sont creusées entre les ménages urbains à hauts revenus et les familles rurales à faibles revenus. Le stress environnemental est également préoccupant : l’industrialisation et l’urbanisation rapides ont contribué à la pollution, et les risques liés au climat tels que la montée du niveau de la mer, l’intrusion d’eau salée et les événements météorologiques extrêmes menacent les moyens de subsistance dans les deltas et les zones côtières. Concilier la croissance avec l’équité sociale et la durabilité environnementale est un défi majeur pour le pays et son peuple dans les décennies à venir.

Guerre, pertes et mémoire historique

Combien de personnes sont mortes pendant la guerre du Viêt Nam ?

Les estimations suggèrent qu’entre 2 et 3 millions de Vietnamiens, comprenant civils et soldats du Nord et du Sud, sont morts pendant la guerre du Viêt Nam. En ajoutant les victimes du Laos et du Cambodge voisins, ainsi que des militaires étrangers, le nombre total de morts devient encore plus élevé. Environ 58 000 soldats américains furent tués, ainsi que des dizaines de milliers de soldats de pays alliés comme la Corée du Sud, l’Australie et d’autres.

Il est difficile de déterminer des chiffres exacts parce que les archives de guerre étaient incomplètes, détruites ou jamais tenues, et de nombreux décès sont survenus dans des zones reculées ou dans des circonstances chaotiques. Les bombardements, les combats terrestres, les déplacements forcés, la faim et les maladies ont tous contribué au bilan humain. Lorsque l’on demande combien de Vietnamiens ont été tués pendant la guerre, la réponse est donc donnée en fourchette plutôt qu’en un chiffre précis, par respect pour la complexité et l’ampleur des souffrances.

La conscription et l’appel pendant la guerre

Pendant la guerre, les gouvernements du nord et du sud utilisèrent la conscription, ou le service militaire obligatoire, pour constituer leurs forces armées. De jeunes hommes d’un certain âge devaient s’inscrire, subir des examens médicaux et, s’ils étaient sélectionnés, servir dans l’armée ou des unités associées. Certains se portèrent volontaires par patriotisme, tradition familiale ou pression sociale, tandis que d’autres furent enrôlés malgré leurs souhaits personnels. Dans beaucoup de villages, presque chaque famille avait au moins un membre en uniforme, et certaines en avaient plusieurs.

Des pays étrangers impliqués dans le conflit utilisèrent aussi des systèmes de conscription. Aux États‑Unis, par exemple, des centaines de milliers de jeunes furent enrôlés par le biais du Selective Service System, tandis que d’autres servirent comme volontaires. Les débats sur l’équité, les exemptions et l’objection de conscience furent intenses dans ces sociétés. Au Viêt Nam même, il est difficile d’établir des chiffres précis sur le nombre d’enrôlés de chaque camp car les archives sont incomplètes et les définitions de « conscrit » versus « volontaire » varient.

Le service militaire eut des effets durables sur les Vietnamiens. De nombreux soldats furent blessés ou estropiés, et des familles perdirent des soutiens de famille et des proches. Des jeunes qui auraient pu suivre des études ou apprendre des métiers passèrent des années au combat ou à des fonctions connexes, affectant leurs trajectoires éducatives et professionnelles ultérieures. Après la guerre, les anciens combattants eurent souvent des difficultés à se réintégrer dans la vie civile, à gérer des cicatrices physiques et psychologiques et à s’adapter à de nouvelles réalités politiques et économiques.

Comment la guerre influence encore les Vietnamiens aujourd’hui

Bien que plusieurs décennies se soient écoulées depuis la fin de la guerre, sa mémoire reste vive dans la société vietnamienne. Des monuments, des cimetières et des musées à travers le pays rendent hommage aux morts et éduquent les jeunes générations sur le conflit. Les familles gardent des photos de proches décédés sur les autels domestiques, racontent des histoires sur leurs expériences et marquent les anniversaires de décès par des rituels et des repas partagés. La littérature, le cinéma et la chanson continuent d’aborder des thèmes de sacrifice, de perte et de désir de paix.

Les héritages environnementaux et sanitaires persistent aussi. Des munitions non explosées restent dans certains anciens champs de bataille, représentant un risque pour les agriculteurs et les enfants, et des efforts de déminage se poursuivent avec l’appui national et international. Les produits chimiques utilisés pendant la guerre, comme l’Agent Orange, sont associés à des problèmes de santé à long terme et des handicaps dans les zones touchées, entraînant des programmes d’aide médicale et sociale persistants.

En même temps, les jeunes générations se concentrent de plus en plus sur le développement économique, l’éducation et la coopération internationale. Beaucoup n’ont pas de mémoire directe de la guerre et la rencontrent plutôt à travers les manuels scolaires, les films et les récits familiaux. Des projets favorisant la réconciliation, tels que la recherche conjointe des soldats disparus, les échanges culturels, les visites d’anciens combattants et les partenariats entre anciens pays adversaires, montrent comment les sociétés peuvent se tourner vers l’avenir tout en reconnaissant le passé. Pour les visiteurs, comprendre comment l’histoire vit dans la vie quotidienne peut approfondir le respect pour la résilience et les aspirations des Vietnamiens d’aujourd’hui.

Foire aux questions

Questions courantes sur le peuple vietnamien et son mode de vie

Cette section rassemble des réponses brèves à des questions que les lecteurs posent souvent sur le pays et son peuple. Elle couvre des sujets comme la taille de la population, la diversité ethnique, la religion, les coutumes familiales, les Hmong au Viêt Nam, les boat people vietnamiens et les pertes de la guerre. Ces réponses fournissent des points de référence rapides et peuvent servir de point de départ avant d’explorer les sections plus détaillées ci‑dessus.

Les questions reflètent les préoccupations des voyageurs qui prévoient de visiter, des étudiants qui étudient l’histoire et la culture vietnamiennes, et des professionnels qui peuvent travailler avec des collègues ou des communautés vietnamiennes. Bien que les réponses soient concises, elles visent à être exactes, neutres et faciles à traduire dans d’autres langues. Pour une compréhension plus approfondie, les lecteurs peuvent relier chaque réponse à la partie correspondante de l’article où le sujet est traité plus en détail.

Quelle est la population actuelle du Viêt Nam et comment évolue‑t‑elle ?

La population du Viêt Nam est un peu supérieure à 100 millions d’habitants et continue de croître lentement. La croissance a diminué par rapport aux années 1960 parce que les familles ont moins d’enfants. La part des personnes âgées augmente, si bien que le pays vieillit. La plupart des habitants vivent encore dans les basses terres et les deltas, mais les villes s’étendent rapidement.

Quels sont les principaux groupes ethniques parmi les habitants du Viêt Nam ?

Le plus grand groupe ethnique est celui des Kinh, qui représentent environ 85% de la population. Il existe 53 groupes minoritaires officiellement reconnus, dont les Tày, Thái, Mường, Hmong, Khmer et Nùng. De nombreuses communautés minoritaires vivent dans les montagnes et les régions frontalières du nord et des Hauts Plateaux du Centre. Ces groupes possèdent des langues, des vêtements, des rituels et des systèmes agricoles distincts.

Quelle religion la plupart des Vietnamiens pratiquent‑ils aujourd’hui ?

La plupart des Vietnamiens pratiquent un mélange de religion populaire, de culte des ancêtres et d’éléments du bouddhisme, du confucianisme et du taoïsme plutôt qu’une seule foi organisée. Les enquêtes montrent souvent une large part de la population « non‑religieuse », mais beaucoup de ces personnes maintiennent des autels familiaux, visitent des temples et accomplissent des rituels spirituels. Le bouddhisme, surtout la tradition mahāyāna, est la plus grande religion formelle, suivie du catholicisme et de groupes plus petits comme les protestants, les caodaïstes et les bouddhistes Hòa Hảo.

Quelles sont les valeurs familiales et les coutumes sociales vietnamiennes ?

Les valeurs familiales vietnamiennes mettent l’accent sur le respect des aînés, des liens forts entre les générations et le devoir de prendre soin des parents et des ancêtres. Les décisions sur l’éducation, le travail et le mariage considèrent traditionnellement l’intérêt de la famille entière, pas seulement de l’individu. Les coutumes quotidiennes soulignent la politesse et la hiérarchie, par exemple par l’usage attentif des pronoms et des formes honorifiques. L’urbanisation change les rôles de genre et les modes de vie des jeunes, mais la piété filiale et la loyauté familiale restent très importantes.

Qui sont les Hmong au Viêt Nam et où vivent‑ils ?

Les Hmong sont l’un des plus grands groupes minoritaires du pays, représentant environ 1,5% de la population. Ils vivent principalement dans les hautes montagnes du nord du Viêt Nam, telles que les provinces de Hà Giang, Lào Cai et Sơn La. Beaucoup de communautés Hmong pratiquent la riziculture en terrasses et conservent des vêtements, de la musique et des rituels traditionnels distinctifs. Certains Hmong vivent aussi dans les Hauts Plateaux du Centre en raison de migrations plus récentes.

Qui étaient les « boat people » vietnamiens et pourquoi ont‑ils quitté le pays ?

Les « boat people » vietnamiens étaient des réfugiés qui fuirent le pays par la mer après la fin de la guerre en 1975, principalement à la fin des années 1970 et dans les années 1980. Ils partirent pour de nombreuses raisons, notamment la persécution politique, les difficultés économiques et la peur de représailles pour des liens passés avec l’État sud‑vietnamien. Beaucoup affrontèrent des voyages dangereux et vécurent dans des camps de réfugiés avant d’être réinstallés aux États‑Unis, au Canada, en Australie et en France. Leurs descendants constituent une part importante de la diaspora vietnamienne moderne.

Combien de personnes ont été tuées pendant la guerre du Viêt Nam, civils et soldats confondus ?

Les chercheurs estiment qu’entre 2 et 3 millions de Vietnamiens, civils et soldats du Nord et du Sud, furent tués durant la guerre. Environ 58 000 soldats américains moururent également, ainsi que des dizaines de milliers de soldats d’autres pays alliés. Il est difficile d’obtenir des chiffres exacts à cause des archives incomplètes et de la nature du conflit. Le coût humain et social de la guerre est encore profondément présent au Viêt Nam et à l’étranger.

Qui sont quelques‑unes des personnes vietnamiennes les plus célèbres, historiques et contemporaines ?

Des figures historiques bien connues incluent le héros national Trần Hưng Đạo, le poète et érudit Nguyễn Trãi, et Hồ Chí Minh, qui dirigea la lutte pour l’indépendance et la réunification nationale. Parmi les Vietnamiens célèbres contemporains figurent l’écrivain et militant pour la paix Thích Nhất Hạnh, le mathématicien Ngô Bảo Châu, ainsi que de nombreux artistes, dirigeants d’entreprise et sportifs reconnus internationalement. Des Vietnamiens d’outre‑mer comme l’actrice Kelly Marie Tran et le chef Nguyễn Tấn Cường (Luke Nguyen) contribuent aussi à faire connaître la culture vietnamienne dans le monde.

Conclusion et points clés sur le peuple vietnamien

Ce que nous apprenons en étudiant le peuple et la société du Viêt Nam

En parcourant l’histoire, la culture et la vie quotidienne, émerge une image complexe du peuple vietnamien. Ils vivent dans un pays géographiquement varié de plus de 100 millions d’habitants, dominé par la majorité Kinh mais enrichi par 53 autres groupes ethniques. L’identité vietnamienne s’est forgée à partir des cultures fluviales anciennes, d’interactions prolongées avec la Chine et l’Asie du Sud‑Est, de rencontres coloniales et des profondes expériences de guerre, de division et de migration au XXe siècle.

Les valeurs familiales, la piété filiale et le culte des ancêtres offrent une continuité, tandis que les pratiques religieuses mêlent les Trois enseignements à des croyances spirituelles locales et à des confessions organisées comme le bouddhisme et le catholicisme. L’éducation, les progrès en santé et les réformes économiques ont transformé les opportunités pour de nombreuses personnes, même si des inégalités et des pressions environnementales subsistent. Les diasporas et l’héritage des « boat people » montrent que l’histoire du pays et de son peuple s’étend désormais sur plusieurs continents.

Comprendre ces dimensions aide les voyageurs à se comporter avec respect, soutient les étudiants dans l’interprétation des événements historiques et aide les professionnels à nouer des partenariats efficaces. Plutôt que de réduire « le peuple vietnamien » à des stéréotypes simples, cette perspective met en lumière la diversité, la résilience et le changement continu d’une société en évolution.

Continuer à explorer le pays et son peuple

Le portrait présenté ici est nécessairement large, et de nombreux sujets appellent une exploration plus approfondie. Chaque groupe ethnique a sa propre histoire détaillée et ses traditions artistiques ; chaque région possède des paysages, des dialectes et des cuisines distincts. Des fêtes comme le Tết ou des célébrations villageoises locales révèlent des couches de croyance et de communauté qui récompensent l’observation attentive, tandis que la littérature vietnamienne, le cinéma et l’art contemporain offrent des aperçus riches de la façon dont les gens se perçoivent et perçoivent le monde.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, des voies utiles incluent la visite de musées et de sites historiques, la lecture d’histoires orales et de romans d’auteurs vietnamiens, et la participation à des événements culturels organisés par des communautés vietnamiennes ici ou à l’étranger. S’engager avec les générations anciennes et jeunes, au Viêt Nam et dans la diaspora, peut approfondir la compréhension de la coexistence des mémoires du passé et des espoirs pour l’avenir. À mesure que le pays et son peuple continuent de changer, tout portrait reste partiel, mais une attention attentive et une ouverture permettent de se rapprocher des réalités vécues derrière les statistiques et les gros titres.

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