Taux de fécondité en Thaïlande : TFR actuel, tendances et perspectives 2024–2025
Le taux de fécondité de la Thaïlande est tombé bien en dessous du seuil de remplacement et reste un moteur clé du changement démographique dans le pays. Ce guide explique le taux de fécondité total actuel, comment il est mesuré et pourquoi il est important pour la population, l'économie et les services publics. Il explore également les tendances depuis les années 1960, les différences régionales et les enseignements tirés des économies voisines. Les lecteurs y trouveront des faits rapides, des définitions et un bref panorama pour 2024–2025.
Réponse rapide : taux de fécondité actuel de la Thaïlande (2024–2025)
Le taux de fécondité total de la Thaïlande ces dernières années a tourné autour de 1,2–1,3 enfant(s) par femme, bien en deçà du niveau de remplacement approximatif de 2,1. Ce chiffre est une mesure de période, ce qui signifie qu'il résume la fécondité selon les conditions de l'année en cours plutôt que le nombre d'enfants sur la vie d'une génération donnée. Parce que le TFR est standardisé par âge, il permet des comparaisons dans le temps et entre pays, même lorsque leurs structures par âge diffèrent. D'après les dernières mises à jour, les naissances restent à des niveaux historiques bas et les décès continuent de dépasser les naissances, reflétant un vieillissement rapide de la population.
Ce que signifie le TFR et comment il est calculé
Le taux de fécondité total (TFR) est la somme des taux de fécondité selon l'âge sur la tranche d'âges de reproduction des femmes. En pratique, les statisticiens calculent les taux de naissance pour des classes d'âge de 5 ans (par exemple 15–19, 20–24, …, 45–49) et les additionnent. Une illustration numérique simple : si les taux par femme pour les groupes d'âge sont 0,05, 0,25, 0,30, 0,25, 0,15 et 0,05, le TFR est 0,05 + 0,25 + 0,30 + 0,25 + 0,15 + 0,05 = 1,05 enfant par femme. Il s'agit d'un instantané de « période » qui répond à la question : « Quel serait le nombre moyen de naissances si les taux selon l'âge d'aujourd'hui se maintenaient pendant la vie d'une femme ? »
Le TFR diffère de la « fécondité de cohorte », qui résume les naissances effectives à vie d'une génération spécifique de femmes nées la même année. Le TFR de période peut diminuer quand les naissances sont reportées à des âges plus avancés (effets de tempo) même si les naissances à vie changent peu. Parce que le TFR standardise la structure par âge, il est mieux adapté pour comparer les niveaux de fécondité entre régions et années que le taux brut de natalité, qui est influencé par la jeunesse ou la vieillesse d'une population.
Principaux chiffres en un coup d'œil (TFR récent, naissances, décès, seuil de remplacement)
Le TFR récent de la Thaïlande est d'environ 1,2–1,3 (plage indicative la plus récente pour 2024–2025), bien en dessous du niveau de remplacement d'environ 2,1. En 2022, l'état civil a enregistré environ 485 085 naissances et 550 042 décès, ce qui implique une croissance naturelle négative. En 2024, la part des personnes âgées de 65 ans et plus était d'environ 20,7 %, un marqueur clair d'une société vieillissante. Sans une hausse soutenue de la fécondité ou une immigration nette, la population continuera de vieillir et de diminuer progressivement.
Le tableau ci‑dessous résume des faits stables qui sont couramment référencés et qui sont moins susceptibles d'évoluer avec des révisions de routine. Les chiffres sont arrondis et peuvent être mis à jour lors des publications officielles.
| Indicateur | Thaïlande (derniers indicatifs) | Année de référence |
|---|---|---|
| Taux de fécondité total | 1,2–1,3 enfant(s) par femme | 2024–2025 |
| Fécondité de remplacement | ≈2,1 enfant(s) par femme | Concept |
| Naissances | ≈485 085 | 2022 |
| Décès | ≈550 042 | 2022 |
| Population âgée de 65 ans et plus | ≈20,7 % | 2024 |
Dernière révision : novembre 2025.
Tendance en un coup d'œil : des années 1960 à aujourd'hui
La transition de la fécondité en Thaïlande s'est déroulée sur six décennies, remodelant la taille des familles, la croissance démographique et la structure par âge. Le pays est passé d'une forte fécondité dans les années 1960 à un niveau bien inférieur au remplacement au début des années 1990. Depuis lors, aucun rebond durable ne s'est produit, malgré des cycles de débats sur les incitations et la politique familiale. Comprendre cette trajectoire aide à interpréter l'actuel TFR très bas et les perspectives pour les années 2020 et 2030.
Déclin à long terme et fécondité inférieure au remplacement depuis les années 1990
Le TFR thaïlandais a fortement chuté des années 1960 aux années 1980, poussé par des programmes volontaires de planification familiale, l'élévation du niveau d'instruction (en particulier pour les filles et les jeunes femmes), l'urbanisation et l'amélioration de la survie infantile. Le seuil de remplacement d'environ 2,1 a été franchi au début des années 1990, marquant un changement structurel vers des familles plus petites et des naissances plus tardives. Dans les années 2000 et 2010, le TFR a généralement oscillé entre 1,2 et 1,9, les années les plus récentes se situant plutôt autour de 1,2–1,5.
Parmi les jalons concis souvent cités pour l'orientation figurent :
- Années 1960 : environ 5–6 enfants par femme
- Années 1980 : en baisse vers 3
- Début des années 1990 : proche de 2,1 (remplacement) puis en dessous
- Années 2000 : environ 1,6–1,9
- Années 2010 : environ 1,4–1,6
- Années 2020 : environ 1,2–1,3
Malgré des initiatives politiques périodiques, un rebond soutenu ne s'est pas matérialisé. Cela correspond aux expériences de nombreuses économies asiatiques avancées où des facteurs structurels profonds — logement, intensité du travail, couverture des services de garde d'enfants et normes de soins genrées — façonnent le comportement en matière de fécondité.
Croissance naturelle négative (naissances vs décès)
Les décès ont dépassé les naissances en Thaïlande depuis le début des années 2020, produisant un accroissement naturel négatif. Par exemple, en 2022 les naissances étaient d'environ 485 000 tandis que les décès atteignaient environ 550 000. Cet écart reflète une fécondité très faible associée à des niveaux de mortalité restés élevés pendant et après la pandémie. Tant que le TFR reste proche de 1,2–1,3 et que l'immigration nette est limitée, la population totale est destinée à se réduire.
La structure par âge amplifie le déséquilibre. La Thaïlande possède désormais une cohorte plus large de personnes âgées, de sorte que le nombre de décès chaque année est plus élevé que dans une population jeune, même lorsque les taux de mortalité par âge s'améliorent. En même temps, des cohortes plus petites de femmes dans leurs âges de procréation et un report de la formation des familles réduisent les naissances. Cette combinaison renforce la croissance naturelle négative.
Pourquoi la fécondité est faible en Thaïlande
La faible fécondité en Thaïlande résulte de nombreuses forces interdépendantes plutôt que d'une cause unique. Les contraintes économiques, l'évolution des préférences et les arrangements institutionnels autour du travail et des soins jouent tous un rôle. Les sections ci‑dessous regroupent les facteurs les plus cités en coûts et calendrier, milieu professionnel et garde d'enfants, et facteurs médicaux.
Coûts, carrières et report de la formation des familles
L'augmentation du coût de la vie rend plus difficile le fait de fonder une famille tôt. Le logement urbain nécessite des dépôts plus importants et des loyers plus élevés, en particulier à Bangkok et dans les provinces avoisinantes. Les dépenses liées à l'éducation — des frais de préscolaire aux frais universitaires et au tutorat privé — s'ajoutent au coût perçu d'élever des enfants. La garde d'enfants et les activités extrascolaires peuvent aussi être coûteuses ou difficiles à obtenir à des endroits pratiques.
Parallèlement, plus d'années passées en éducation et une plus forte participation au marché du travail augmentent le coût d'opportunité d'une maternité précoce. Des âges plus élevés au premier partenariat et à la première naissance compressent les années restantes de procréation, ce qui réduit mécaniquement la taille finale de la famille. Les préférences culturelles évoluent aussi : de nombreux couples visent au plus un ou deux enfants, et certains reportent indéfiniment. Ces choix sont des réponses rationnelles aux salaires, au logement et aux trajectoires de carrière, ainsi qu'aux attentes concernant le temps et l'énergie nécessaires pour concilier travail et soins.
Politiques sur le lieu de travail, garde d'enfants et lacunes de soutien
La disponibilité et la qualité de la garde d'enfants sont inégales selon les régions et les quartiers des grandes villes. Les listes d'attente et les temps de trajet peuvent être des freins importants, même lorsque les frais sont subventionnés. Les règles de congé parental varient aussi selon le secteur et le type d'emploi. En Thaïlande, le congé maternité dans le secteur formel est généralement d'environ 98 jours, avec des modalités de paiement partagées entre employeurs et assurance sociale lorsque applicable. Le congé paternité est plus limité, surtout en dehors du secteur public, et de nombreux travailleurs informels ou indépendants n'ont pas de couverture statutaire.
L'intensité du travail compte également. Des horaires longs ou peu flexibles, des postes en horaires tardifs et le travail le week‑end réduisent le temps que les parents peuvent consacrer aux soins. Des mesures pratiques que les employeurs peuvent appliquer comprennent des horaires flexibles de début et de fin, une planification prévisible, des options à distance ou hybrides pour les postes adaptés, et des évaluations de performance compatibles avec les responsabilités de soin. Des mesures complémentaires — garderies sur site ou en partenariat, logements adaptés aux familles à proximité des lieux de travail et avantages étendus aux travailleurs contractuels et de plateformes — peuvent réduire significativement le fardeau d'élever des enfants tout en travaillant.
Rôle limité de l'infertilité médicale
L'infertilité médicale contribue aux faibles résultats en matière de natalité, mais n'explique qu'une minorité du recul. Une lecture prudente suggère qu'environ un dixième de l'écart global pourrait être lié à des facteurs biologiques, tandis que l'essentiel reflète des facteurs socioéconomiques tels que le report du mariage, les coûts élevés et le temps restreint pour les soins. Il est important de noter que la prévalence de l'infertilité n'est pas équivalente aux niveaux de fécondité nationaux : un pays peut avoir des taux d'infertilité stables tout en connaissant une baisse du TFR en raison d'un report et d'une diminution des partenariats.
Les technologies de procréation assistée (TPA) peuvent aider certaines familles à atteindre le nombre d'enfants souhaité, mais elles ne peuvent pas compenser complètement des vents démographiques contraires comme un âge plus élevé au premier enfant, des taux de mariage plus faibles et les coûts d'opportunité élevés évoqués plus haut. Le déclin de la fécondité lié à l'âge devient aussi plus visible lorsque les premières naissances surviennent dans la trentaine, ce qui renforce les effets de tempo sur le TFR de période.
Schémas régionaux et démographiques
La fécondité en Thaïlande varie selon l'espace et les groupes démographiques. Les zones métropolitaines affichent certains des niveaux les plus bas en raison des contraintes de logement, des coûts élevés et des rythmes de travail intenses. Les zones rurales tendent à avoir une fécondité plus élevée que les centres urbains, mais elles ont également connu des baisses à long terme. La migration interne des provinces rurales vers Bangkok et d'autres villes déplace les naissances entre régions et modifie les structures d'âge locales, ce qui affecte à son tour la demande de services locaux.
Différences ville vs campagne
Bangkok et les principaux centres urbains tendent à afficher un TFR très bas par rapport à la moyenne nationale. Les contraintes de logement, les temps de trajet et la structure des emplois jouent tous un rôle. À l'intérieur des villes, des différences intra‑urbaines comptent : les quartiers centraux comptent généralement moins de familles avec de jeunes enfants que les zones suburbaines, où l'on trouve des logements plus grands et davantage d'écoles. Toutefois, même la fécondité des banlieues a tendance à diminuer avec le temps.
Les zones rurales conservent généralement une fécondité légèrement plus élevée mais continuent de baisser à mesure que l'éducation se généralise et que les jeunes adultes migrent pour le travail. Les estimations officielles lissent parfois les effets saisonniers ou migratoires, si bien que des variations à court terme dans les données d'inscription peuvent ne pas saisir la dynamique complète des lieux de naissance versus les lieux de résidence des parents. Au fil du temps, ces changements peuvent dépeupler certaines communautés rurales et concentrer les jeunes familles dans les zones périurbaines.
Variation provinciale (exception de Yala)
Certaines provinces du sud, notamment Yala, affichent un TFR proche ou supérieur au seuil de remplacement par rapport à la moyenne nationale. Les chiffres indicatifs pour Yala se situent souvent dans une fourchette d'environ 2,2–2,3 enfants par femme, selon l'année de référence et la source. Les pratiques culturelles et religieuses, des structures familiales plus larges et des schémas économiques locaux contribuent à une plus grande parité dans ces zones par rapport à Bangkok ou à la région centrale.
Les sources de données et les méthodes comptent pour les comparaisons provinciales. De nombreux chiffres provinciaux de TFR proviennent de l'état civil, tandis que certaines enquêtes fournissent des estimations alternatives. Les déclarations tardives, la variation d'échantillonnage et des périodes de référence différentes peuvent faire varier les classements d'une année sur l'autre. Lors de comparaisons entre provinces, il est préférable de vérifier si les nombres sont basés sur les enregistrements administratifs ou sur des enquêtes et de noter la période couverte.
Comparaisons internationales
Placer la Thaïlande aux côtés de pairs régionaux aide à contextualiser à quel point 1,2–1,3 est bas et quelles combinaisons de politiques pourraient être pertinentes. Le TFR de la Thaïlande est similaire à celui du Japon, plus élevé que celui de la Corée, et inférieur à celui de la Malaisie. Singapour se situe aussi à des niveaux très bas. Bien que les institutions et les normes diffèrent d'un pays à l'autre, les leçons sur la garde d'enfants, le logement, la flexibilité du travail et l'égalité de genre ont une large pertinence pour soutenir la formation des familles.
Thaïlande vs Japon, Corée, Singapour, Malaisie
Le tableau ci‑dessous donne des fourchettes indicatives pour le TFR récent de quelques économies sélectionnées. Les chiffres sont arrondis et dépendent des publications les plus récentes ; ils peuvent être révisés au fur et à mesure des mises à jour statistiques de chaque pays. Des fourchettes sont utilisées plutôt que des points uniques pour refléter les révisions normales des données.
| Économie | TFR indicatif (dernière fourchette) | Référence approximative |
|---|---|---|
| Thaïlande | 1,2–1,3 | 2024–2025 |
| Japon | ≈1,2–1,3 | 2023–2024 |
| République de Corée | ≈0,7 | 2023–2024 |
| Singapour | ≈1,0 | 2023–2024 |
| Malaisie | ≈1,6–1,8 | 2021–2023 |
Les mixes de politiques varient largement. Par rapport à ses pairs, la couverture formelle de la garde d'enfants en Thaïlande, la portée du congé payé pour les pères et le soutien au logement ciblé pour les jeunes familles sont des domaines en évolution. Le TFR plus élevé de la Malaisie reflète une structure démographique et un contexte politique différents, tandis que le TFR extrêmement bas de la Corée souligne les limites des incitations financières en l'absence de réformes globales travail‑soins.
Leçons d'Asie de l'Est
Les éléments de preuve venant du Japon, de la Corée et de Singapour suggèrent que les allocations financières seules ont des effets modestes et de courte durée sur les naissances. Des résultats plus durables proviennent d'approches intégrées : une garde d'enfants fiable de la petite enfance à l'âge scolaire, des congés parentaux plus longs et mieux rémunérés pour les deux parents, des arrangements de travail flexibles et des politiques de logement qui réduisent les coûts pour les familles primo‑accédantes.
La cohérence sur plusieurs années est importante. Les familles réagissent à des systèmes crédibles et prévisibles plutôt qu'à des programmes ponctuels. Les progrès en matière d'égalité de genre — sur le lieu de travail et dans les soins — sont corrélés à des intentions de fécondité plus élevées et à une meilleure adéquation entre la taille familiale souhaitée et la taille réelle. Les normes sociales changent toutefois lentement ; un engagement soutenu est nécessaire pour réduire l'écart entre intentions et résultats.
Projections et impacts
Les projections indiquent un vieillissement continu de la population et une réduction de la part des actifs à moins que la fécondité n'augmente ou que l'immigration ne s'accroisse. Ces évolutions affecteront les finances publiques, le marché du travail et la vie communautaire. Les sections suivantes résument les jalons démographiques et les implications économiques que devront gérer décideurs, employeurs et ménages dans les années 2020 et 2030.
Jalons du vieillissement et ratio de soutien
Selon les trajectoires actuelles, le pays devrait devenir super‑âgé au début des années 2030, avec environ 28 % de personnes de 65 ans et plus. Ces jalons modifient la demande de soins de santé, de soins de longue durée et de services communautaires, tout en changeant l'équilibre entre contributeurs et bénéficiaires des programmes sociaux.
Le ratio de soutien aux personnes âgées est généralement défini comme le nombre de personnes en âge de travailler (par exemple 20–64 ans) par personne âgée de 65 ans et plus. À mesure que la fécondité reste basse et que les cohortes vieillissent, le ratio de soutien diminue, ce qui indique des charges fiscales et de soins plus élevées par travailleur. Des repères temporels peuvent aider à la planification : société âgée (≈14 % de 65+) atteinte plus tôt dans les années 2020, environ 20,7 % de 65+ en 2024, et super‑âgée (≈21 % de 65+) prévue pour le début des années 2030, approchant le haut des 20 % à ce moment.
Effets économiques, fiscaux et sur le marché du travail
Une fécondité très basse réduit l'entrée de jeunes travailleurs, ralentissant la croissance de la population active et la production potentielle à moins que la productivité n'augmente. Le vieillissement augmente les pressions de dépenses pour les pensions, la santé et les soins de longue durée.
Les réponses incluent la montée en compétence via la formation professionnelle et l'enseignement supérieur, l'élargissement de la reconversion en milieu de carrière et l'encouragement à des options de retraite différée mais flexibles. La technologie et l'automatisation peuvent stimuler la productivité dans la logistique, la fabrication et la planification des services. Une migration bien gérée peut combler des postes difficiles à pourvoir tout en soutenant la croissance. Ensemble, ces mesures peuvent maintenir le niveau de vie même si la croissance démographique ralentit ou devient négative.
Méthodologie et définitions
Comprendre comment la fécondité est mesurée rend les comparaisons plus claires et guide l'utilisation responsable des chiffres dans le débat public. Les concepts ci‑dessous clarifient la différence entre le taux de fécondité total et le taux brut de natalité, ce que signifie la fécondité de remplacement et comment les données sont assemblées et révisées.
Taux de fécondité total vs taux brut de natalité
Le TFR mesure le nombre moyen d'enfants qu'une femme aurait si elle expérimentait les taux de natalité par âge actuels tout au long de ses années de reproduction. Il est standardisé par âge et donc adapté pour comparer les niveaux de fécondité entre lieux et dans le temps. En revanche, le taux brut de natalité (TBN) est le nombre de naissances vivantes pour 1 000 habitants en une année, fortement influencé par la structure par âge.
Un contraste simple aide à comprendre. Supposons qu'un pays enregistre 500 000 naissances avec une population de 70 millions : son TBN est d'environ 7,1 pour 1 000. Si ses taux de fécondité par âge sur six bandes de 5 ans s'additionnent à 1,25, alors le TFR est de 1,25 enfant par femme. Une population jeune peut avoir un TBN élevé même si le TFR est modéré, tandis qu'une population âgée peut avoir un TBN bas avec le même TFR, car il y a moins de femmes en âge de procréer.
Fécondité de remplacement et pourquoi 2,1 importe
La fécondité de remplacement est le niveau de TFR qui, sur le long terme et sans migration, maintiendrait la taille de la population stable. Dans des contextes de faible mortalité, cela représente environ 2,1 enfants par femme, pour tenir compte de la mortalité infantile et du ratio des sexes à la naissance. La valeur exacte varie légèrement selon les conditions de mortalité et les ratios de sexes, il est donc préférable de la traiter comme un repère approximatif plutôt que comme un objectif précis.
La Thaïlande est en dessous du remplacement depuis le début des années 1990. Au fil du temps, rester en dessous du remplacement réduit l'élan démographique, augmente la part des adultes plus âgés et accroît la charge de dépendance des personnes âgées, à moins d'être compensé par une fécondité plus élevée ou par l'immigration. Plus la très faible fécondité persiste, plus il devient difficile d'inverser rapidement le vieillissement démographique.
Sources de données et notes de mesure
Les sources clés incluent l'état civil et les statistiques de l'état civil de la Thaïlande, les publications statistiques nationales et les bases de données internationales qui harmonisent les séries pour la comparabilité. Les chiffres provisoires sont révisés à mesure que des déclarations tardives arrivent et que des mises à jour administratives sont traitées ; les variations à court terme doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois ou trimestres récents.
Les délais habituels entre une année de référence et des données finalisées peuvent aller de plusieurs mois à plus d'un an. Les chiffres provinciaux basés sur les enregistrements peuvent différer des estimations d'enquête en raison de la couverture, du calendrier et de la variation d'échantillonnage. Le TFR de période peut aussi être affecté par le calendrier des naissances (effets de tempo), si bien que les indicateurs ajustés du tempo peuvent fournir un éclairage complémentaire lorsqu'ils sont disponibles.
Questions fréquemment posées
Quel est le taux de fécondité de remplacement et comment la Thaïlande se compare‑t‑elle aujourd'hui ?
Le taux de fécondité de remplacement est d'environ 2,1 enfants par femme. Le TFR de la Thaïlande est d'environ 1,2–1,3 ces dernières années, bien en dessous du remplacement. Cet écart persiste depuis le début des années 1990 et sous‑tend le vieillissement et le déclin démographique.
Combien de naissances et de décès la Thaïlande a‑t‑elle enregistrés récemment (2022–2024) ?
En 2022, la Thaïlande a enregistré environ 485 085 naissances et 550 042 décès, impliquant une croissance naturelle négative. Les années suivantes ont continué d'afficher des naissances très faibles, avec plus de décès que de naissances. Ce schéma signale un déclin démographique continu en l'absence d'immigration nette.
Quand la Thaïlande deviendra‑t‑elle une société super‑âgée et que cela signifie‑t‑il ?
La Thaïlande est devenue une société pleinement âgée en 2024 avec environ 20,7 % de personnes âgées de 65 ans et plus. Elle devrait atteindre le statut de super‑âgée vers 2033, avec environ 28 % de 65 ans et plus. Super‑âgé signifie qu'au moins 21 % de la population a 65 ans ou plus.
Des incitations financières seules peuvent‑elles porter la fécondité de la Thaïlande au niveau de remplacement ?
Non. Les preuves du Japon, de la Corée et de Singapour montrent que les seules allocations en espèces ne ramènent pas la fécondité au niveau de remplacement. Des réformes intégrées couvrant la garde d'enfants, le logement, la flexibilité du travail, l'égalité de genre et les normes sociales sont nécessaires pour un impact durable.
Quelle part l'infertilité médicale représente‑t‑elle dans la faible natalité de la Thaïlande ?
L'infertilité médicale n'explique qu'une petite part, autour de 10 %, du recul global. Les facteurs socioéconomiques — coûts, carrières, report du mariage et garde d'enfants limitée — sont les principaux moteurs de la faible fécondité en Thaïlande.
Quelle est la différence entre taux de fécondité total et taux brut de natalité ?
Le taux de fécondité total (TFR) estime le nombre moyen d'enfants qu'une femme aurait au cours de sa vie. Le taux brut de natalité est le nombre de naissances vivantes pour 1 000 habitants en une année. Le TFR mesure les niveaux de fécondité ; le taux brut de natalité reflète aussi la structure de la population.
Conclusion et prochaines étapes
Le taux de fécondité total de la Thaïlande s'est stabilisé à des niveaux très bas autour de 1,2–1,3, avec des décès dépassant les naissances et un vieillissement qui s'accélère. Les tendances à long terme reflètent des forces structurelles : coûts plus élevés, report de la formation des familles, intensité du travail et accès inégal à la garde d'enfants. Des variations régionales persistent, certaines provinces du sud étant au‑dessus de la moyenne nationale, mais pas suffisamment pour changer le tableau national. À l'avenir, une combinaison d'aides familiales larges, de croissance de la productivité et d'une migration bien gérée déterminera la manière dont la Thaïlande s'adaptera à une population plus âgée et plus petite.
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